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Bande
dessinée |
Scoop
! Soeur Marie-Thérèse des Batignoles fume la chicha ! :o)
Femme |
Une
devinette recueillie en Jordanie évoque la figure féminine du narguilé :
Qui est cette princesse dans son palais, la main sur sa hanche
posée, couronnée, brodée ?
(" 'Amîra fî qasrihâ ; wa yeduhâ 'elä hasrihâ ? ")
Le
fourneau est en effet pareil à une couronne ; le corps balustre, élégant
et galbé, évoque celui d'une femme. Quant à la courbe du tuyau qui se
love autour du mât, elle est comparable à la silhouette du bras. Enfin,
le palais est une métaphore de l'ambiance dans laquelle se déroule une
séance : coussins, tapisseries, végétation, etc. Par le passé, les
femmes de l'entourage du shah de l'époque passaient leur temps à fumer
le narguilé.
Lewis
Carroll |
Lewis
Carroll a ancré le narguilé dans la mémoire collective occidentale grâce
à son conte pour enfants intitulé Alice aux Pays des Merveilles,
où apparaît une chenille qui, assise sur un champignon (hallucinogène),
fume un narguilé, toutes ses pattes croisées les unes sur les autres :
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(fin du chapitre 4) |
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She
stretched herself up on tiptoe, and peeped over the edge of
the mushroom, and her eyes immediately met those of a large
caterpillar, that was sitting on the top with its arms
folded, quietly smoking a long hookah, and taking not the
smallest notice of her or of anything else.
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Elle se haussa sur la pointe des pieds, et jeta un coup
d'œil par-dessus le bord du champignon. Son regard rencontra
immédiatement celui d'une grosse chenille qui était assis
dessus, les bras croisés, en train de fumer paisiblement un
long houka, sans prêter la moindre attention à Alice ou à
quiconque.
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(début du chapitre 5) |
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The Caterpillar and Alice looked at each other for some
time in silence: at last the Caterpillar took the hookah out
of its mouth, and addressed her in a languid, sleepy voice.
`Who are you?' said the Caterpillar.
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La chenille et Alice se dévisagèrent quelque temps en
silence : enfin la Chenille enleva le tuyau de sa bouche et
s'adressa à elle d'une voix languide et ensommeillée :
«Qui
es-tu ?» dit la Chenille.
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Littérature |
Collins Higgins
On
trouve aussi la présence d'un narguilé dans la littérature dans la pièce
Harold et Maud, de Collins Higgins. L'adaptation de la pièce en
francais est de Jean Claude Carrière.
Lamartine
«
Quand, ta main approchant de tes lèvres mi-closes
Le tuyau de jasmin vêtu d'or effilé,
Ta bouche, en aspirant le doux parfum des roses,
Fait murmurer l'eau tiède au fond du narguilé; [...]
De mon cœur attiédi la harpe est seule aimée.
Mais combien à seize ans j'aurais donné de vers
Pour un de ces flocons d'odorante fumée
Que ta lèvre distraite exhale dans les airs [...] »
Lamartine A., Recueillements poétiques
Gustave Flaubert
"perdit" beaucoup de son temps lors de son voyage en Orient :
« Nous menons une vie de fainéantise et de rêvasserie ; toute la
journée vautrés sur notre tapis, nous fumons des chibouks et des
narguilés, en absorbant de la limonade et en regardant les rives du
fleuve ».
Honoré de Balzac,
pourtant tabacophobe, n'avait de grâce que pour le narguilé :
« En fait de jouissances matérielles, les Orientaux nous sont
décidément supérieurs. Le houka, comme le narguilé, est un appareil
très élégant ; il offre aux yeux des formes inquiétantes et bizarres
qui donnent une sorte de supériorité aristocratique à celui qui s'en
sert, aux yeux d'un bourgeois étonné ».
Le
narguilé au cinéma |
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Dans
Barbarella de Roger Vadim, la belle Jane Fonda nous offre
une scène évocatrice lorsqu'elle fume un narguilé très spécial :
dans la vasque de verre emplie d'eau, nage… un beau jeune homme !
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